Cultivons notre vocabulaire 2

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Vous souhaitez enrichir votre vocabulaire très progressivement et sans vous prendre la tête : je vous propose une petite séance de jardinage hebdomadaire.

Matériel requis : préparez un bac à semis Excel (voir tableau ci-dessous) et veillez à bien l’alimenter et à l’arroser. Bientôt votre jardin de mots fructifiera et votre satisfaction éclora…

 

MOTS PRÊTANT À CONFUSION OU PARONYMES

Voici une première liste de paronymes, ces mots qui se ressemblent tant que souvent on en confond le sens. Lorsque vous rédigez, par exemple en situation d’examen, et que vous vient le moindre doute entre deux termes, recourez à un synonyme, c’est plus sûr !

 

Lexique 2 – Paronymes
Pour chacun des mots suivants, précise dans le fichier Excel dédié à ton vocabulaire :

-la classe grammaticale

-l’étymologie

-une définition

-des synonymes

-des antonymes

-des expressions

-le champ lexical

affliger / infliger
amnistie / armistice
attentions / intentions
barbarie / barbarisme
collision / collusion
consommer / consumer
désaffecté / désinfecté
décerner / discerner
effraction / infraction
Émerger / immerger

(suite…)

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Cultivons notre vocabulaire 1

 

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Vous souhaitez enrichir votre vocabulaire très progressivement et sans vous prendre la tête : je vous propose une petite séance de jardinage hebdomadaire.

Matériel requis : préparez un bac à semis Excel (voir tableau ci-dessous) et veillez à bien l’alimenter et à l’arroser. Bientôt votre jardin de mots fructifiera et votre satisfaction éclora…

 

 

Lexique 1
Pour chacun des mots suivants, précisez dans le fichier Excel dédié à votre vocabulaire :

-la classe grammaticale-l’étymologie

-une définition

-des synonymes

-des antonymes

-des expressions

-le champ lexical

abhorrer

animosité

aversion

courroux

féru

Vérifiez votre assimilation de ce lexique en complétant les citations, à l’aide des mots ci-dessus :

Molière (Le Misanthrope, Acte III)

On a pour ma personne une (1) ………………. grande ; Et quelqu’un de ces jours il faut que je me pende.

Bossuet (Discours sur l’Histoire universelle, II, 10)

Ils demeurent l’objet de l'(2) ……………………. du peuple.

Molière (Les Fâcheux, III, 5)

Ce trait si surprenant de générosité doit étouffer en moi toute (3) …………………………

Rousseau (Les Confessions, XI)

Ma situation était pire encore par l'(4) ………………………de mes ennemis, qui ne cherchaient qu’à me prendre en faute.

Racine (Phèdre, IV, 2)

Ah ! Que ton impudence excite mon (5)…………………….. !

Voltaire (Œdipe, IV, 1)

…. Cet enfant l’objet du céleste (6)………………………..

Scarron (Le Roman comique, I, 13)

Notre précepteur, qui n’avait jamais lu de romans…. en devint si (7)…………… qu’il avoua que la lecture des bons romans instruisait et divertissait

Pascal (prov. 16)

Un médisant ne peut réussir, s’il n’est en estime d’ (8)……………………… la médisance

 

 

Correction : 1 et 2, aversion ; 3 et 4, animosité ; 5 et 6, courroux ; 7, féru ; 8, abhorrer

 

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Lo que se puede contar con alimentos…

 

huevos

 

Je vous mets au défi de traduire le texte ci-dessous (ou du moins une partie) en français ou en anglais ! Les langues de Molière et de Shakespeare sont-elles aussi imagées que celle de Cervantes ?  Nous nous ferons un plaisir de publier certaines de vos productions sur le blog.

Bon nombre des équivalences en français des expressions de cette mini-histoire figurent dans l’ouvrage : Expressions idiomatiques francés-español, publié chez Espasa.

Nous remercions vivement notre amie Thérèse Ravit pour ses jolies illustrations. Mais là n’est pas son seul talent 😉 

 

Pepe solo ve a su madre Juana de higos a brevas. Sin trabajo en Granada, fue a intentar ganarse el pan a Madrid, la capital.

Ahora, después de unos cuantos años sin verla, viene a visitar a su madre, y a pedirle algo de…pasta.

Lo que no sabe ella, es que si es cierto que Pepe ha encontrado fortuna – es un decir, muy poca fortuna en realidad – ha sido montando un negocio de carne humana. Ha abierto un local, una especie de café, muy cerca de la Casa de Campo, donde supuestamente se dan clases de salsa y merengue.

Cuando hable con su mamá, que no tiene ni una pizca de tonta, tendrá que andar pisando huevos, para que ella no descubra el pastel

Ya está llegando…desde lejos divisa a su madre en la puerta de la casa, oteando el horizonte. Uff, hoy no parece de mala leche. Sería capaz de darle una torta por cualquier motivo y frente a ella, a pesar de sus cuarenta años y pico, siempre se siente como un niño pequeño.

Su madre nunca ha sido muy dulce que digamos, pero con los años, parece que se le sube la mostaza a las narices cada dos por tres. Juana se quedó viuda muy joven, entonces con su único hijo, cuando él era pequeño, eran uña y carne. Pero cuando él entró en la edad del pavo, cambiaron las relaciones radicalmente.

Aunque Pepe nunca había sido un hueso duro de roer, empezó a portarse como un chorizo y a beber, a beber hasta el agua de los floreros.

En aquel entonces, no le importaba un rábano lo que la gente pensase de su comportamiento. Cuando le interrogaban decía que necesitaba beber para pasarlo pipa y olvidarse de que en su barrio siempre se había aburrido como una ostra.

Esa mala racha le duró hasta que un día, mientras iba bien cocido, bajando a toda pastilla la escalera de caracol de la casa de la joven vecina (a quien habían puesto nombre de bombón, Cerecita), se pegó una leche que le dejó frito. (suite…)

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Professionnelle des langues polyvalente, un frein ou un atout ?

 

spider-web-617769__180À l’occasion d’une rencontre SFT Grand-Ouest lundi dernier à Nantes, où j’ai été heureuse de retrouver l’accueil chaleureux de traducteurs que je fréquentais avant de me consacrer plus pleinement à l’enseignement pendant 4 ans, j’ai été amenée à m’interroger à nouveau sur cette question cruciale : mon activité est-elle clairement définie aux yeux des autres ?

Aujourd’hui, alors que j’ai décidé de consacrer la journée à faire de la prospection, cette question s’impose nouvellement à moi, accompagnée de son interrogation corollaire : « Au fait, quelles sont mes priorités ? À quels clients potentiels dois-je m’adresser, là, tout de suite ? » La première image qui me vient à l’esprit est celle d’une sorte de toile d’araignée, sauf que la toile d’araignée en question semble trop parfaitement agencée.

Peut-être que l’image d’une chaîne en or, égrenée de perles (restons modeste, j’aurais pu dire pierres précieuses !) qui représenteraient chacune de mes activités professionnelles serait alors une image plus adaptée. Une chaîne complètement enchevêtrée, cela va sans dire. Le défi consiste alors à trouver le moyen de tout démêler efficacement, afin de dégager ces fameuses priorités. (suite…)

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« En la espiral de la energía », effondrements et transitions

 

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Dans le cadre de nos activités de traduction et de correction, nous vous présentons en français notre rencontre avec Luis González Reyes, co-auteur de l’œuvre « En la espiral de la energía », ouvrage que l’on pourrait qualifier d’encyclopédique tant la réflexion et la documentation sur des thèmes d’une actualité brûlante (écologie, changements sociétaux, développement durable et équitable, énergies renouvelables, etc.)  y est abondante et approfondie.

 

Traduction de l’interview d’Esther

Luis González Reyes se consacre à la formation et à la recherche en matière d’écologie et de pédagogie. Il est membre de Ecologistas en Acción, dont il a été co-coordinateur pendant 9 ans et c’est là que j’ai fait sa connaissance. Outre les conférences et les formations qu’il impartit, il a collaboré à divers ouvrages d’écologie sociale. Il vient de publier un livre, dont j’ai eu l’honneur de participer à la relecture et à la correction : « En la espiral de la energía ».

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Échanges linguistiques

 

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DSCF6113En cette période de rentrée, je ne peux m’empêcher de me replonger un an en arrière et me souvenir de celle qui fut ma « fille adoptive » pendant 3 mois, Jule. Quelle belle expérience ! Si c’était à refaire…

Mon fils aîné a eu la chance de pouvoir commencer à étudier l’allemand à l’école primaire. Nous vivions pourtant à ce moment-là à l’extrême-ouest de la France, à Brest (peu après notre retour d’Espagne).

La chance, oui. Ayant enseigné à cette même époque l’espagnol à des classes de CE2 et de CM1, je puis affirmer que les élèves prennent beaucoup de plaisir à communiquer dans leur nouvelle langue (quelle qu’elle soit) qu’ils étudient de façon essentiellement ludique.

Il a eu de la chance à nouveau que le directeur de sa nouvelle école (en Loire-Atlantique cette fois) fasse son possible pour qu’un professeur d’allemand vienne faire cours à pourtant peu d’élèves de l’établissement.

De la chance encore qu’à son entrée en 6e il existe une toute nouvelle classe bilangue, allemand-anglais dans son collège. Et comme si elle le poursuivait, tandis qu’il réfléchissait à son orientation et que ses enseignants l’encourageaient à approfondir encore sa maîtrise de la langue germanique, il a appris qu’un autre professeur d’allemand avait eu le courage (oui, oui, le courage car cela demande un investissement énorme de monter ce genre de projets) d’ouvrir une section Abibac un an auparavant dans un lycée de Vendée, pas trop loin de chez nous.

Bien sûr, il n’a pas encore son double diplôme en poche, mais il peut déjà bien communiquer dans plusieurs langues (en anglais aussi) et il connaît 2 cultures différentes, 2 modes de vie, c’est déjà un avantage énorme.

Justement, revenons à cet échange obligatoire du cursus au lycée et à notre petite Jule. Bon, petite, c’est une façon de parler car elle était la plus grande de la famille, du haut de ses 14 ans !

En quoi ces séjours dans la famille et l’établissement scolaire de son correspondant sont-ils le plus profitables ? (suite…)

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L’amour en chiffres…

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IMG_20140711_160420Juste pour le fun, petit exercice inspiré de l’ouvrage Expressions idiomatiques français-espagnol, publié chez Espasa (Grupo Planeta), où avec mon amie Marie Fortes, nous avions regroupé les expressions imagées par catégories : animaux, parties du corps, etc. Ici, avec mes deux complices de Callitext Traductions, à partir d’une petite histoire inventée, nous avons voulu vérifier si des expressions idiomatiques françaises basées sur des chiffres étaient également traduites en anglais et en espagnol par des expressions « à chiffres ». Alors, que constatez-vous ?

 

L’AMOUR EN CHIFFRES…version française

Steffie est une jeune femme bien dans son époque. Jamais la dernière pour faire la fête, elle n’en est pas moins romantique. Et du haut de ses 28 ans, elle se met en quatre pour trouver sa moitié. Toutes les occasions sont bonnes pour de nouvelles rencontres et justement, ce soir, sa copine Eva organise une de ces soirées, si tendance, où chacun invite une connaissance de son choix, cependant inconnue des autres.

Que c’est excitant ! Dès qu’elle l’a su, ni une ni deux, Steffie s’est dit : « Ça y est, c’est reparti comme en quarante ! Aujourd’hui, j’en suis sûre, c’est la bonne, je vais rencontrer mon prince charmant ! Bientôt, lui et moi, nous ne ferons plus qu’un ! Maintenant, il faut que je m’organise pour cette soirée vitale. Bon, je ne vais pas chercher midi à quatorze heures, non plus, restons simple et zen. Bien sûr, il faut que je me mette sur mon 31, si je ne veux pas être mise en quarantaine, mais à part ça…

J’appelle Eva, il faut qu’elle me dise ce que je dois apporter. Je suppose qu’on va faire un apéro-dînatoire, comme d’habitude. »

– Salut Eva, t’es où ?

– C’est toi, Steffie ? Dans le bus, j’ai failli le louper, c’était moins une !

– Je t’appelle pour ce soir. Qu’est-ce que tu veux que j’apporte ? Bon, je te rappelle quand même, que la cuisine et moi, ça fait deux

– T’inquiète…Tu peux faire un taboulé ? Mais n’en fais pas trop, le but de la fête, ce n’est pas de manger comme quatre, mais de trouver chaussure à son pied…

– Qui tu invites, toi ?

– Tu ne le connais pas, mais c’est un homme de première ! Il est beau et sympa comme pas un ! Je suis sûre qu’il va te plaire en moins de deux.

– Tu crois que tu as donné dans le mille cette fois ? Parce qu’à chaque fois, tu me promets monts et merveilles, mais je reste toujours sur ma faim. Espérons que pour une fois, à la fin de la soirée, je ne me dise pas : « Un de perdu, dix de retrouvés ! »

 

(suite…)

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