Orthographe sans complexe

Le visionnage de cette vidéo m’inspire quelques réflexions. Si je me penche sur mon parcours, je réalise que j’ai eu de la chance de grandir, d’aller à l’école à une époque de l’Histoire de France où l’écriture sans « fautes » était extrêmement valorisée, voire considérée comme une preuve d’intelligence, sous-entendant par-là que ceux qui ne la maîtrisaient pas étaient moins intelligents. C’est terrible quand on y pense ! Or, je naviguais avec une certaine aisance dans les méandres de la grammaire et de l’orthographe françaises. Par hasard…il aurait pu en être tout autrement.

Cette facilité a quelque peu compensé ma grande timidité et mon origine sociale (quoique, dans les années 70 et 80, l’égalité des chances signifiât encore quelque chose, contrairement à aujourd’hui…de mon point de vue).

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Chronique LFT (Langue française Taquine) : Accord du PP avec « AVOIR »

Je t’ai compris ou Je t’ai comprise

Oui, Cunégonda, je t’ai compris ( ?!), je sais que ton prénom n’est pas très facile à porter…

Ou encore, entendu de la bouche d’un ministre cette semaine :

On ne refera pas les erreurs qu’on a fait ( !?)

Oh, my God ! Si cela ne vous choque pas, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas les seuls. Cependant, je vous serais reconnaissante de veiller à ne plus m’écorcher l’oreille à l’avenir.

Il convient ici d’appliquer la règle de l’accord du participe passé (compris/fait) avec le COD (qui répond à la question QUOI/QUI) lorsque ce dernier est situé avant le verbe (parfois sous forme de pronom : me/m’, te/t’, le/la/l’, nous, vous, les)…J’ai compris QUI > Cunégonda…On a fait QUOI ? > les erreurs.

Par conséquent, ici il fallait écrire et dire :

Oui, Cunégonda, je t’ai comprisE [ZZZZZ].

On ne refera pas les erreurs qu’on a faitES [TTTTT].

Je vous laisse faire les accords dans la phrase suivante :

Monsieur, vos clés sont dans la poche de votre manteau. Je les y ai remi….. après avoir vidé…. votre coffre-fort. Je les ai laissé….. sur votre porte-clés porte-bonheur et j’ai bien refermé…. le coffre après mon larcin.

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Chronique LFT (Langue Française Taquine) : IMPÉRATIF, « S » ou pas « S »

Oh, j’te vois d’ici : “Envoie-moi ton rapport immédiatement !” ou “Envoies-moi ton rapport immédiatement !”

Envoie-moi ou Envoies-moi

Face à ton écran, sur le point d’envoyer ton email, tu te tortures l’esprit, tu mordilles ton crayon jusqu’à la mine (beurk, c’est dégueulasse !), mais rien à faire, tu vas encore devoir perdre du temps à chercher la réponse…Et puis mince alors, tu es sa supérieure hiérarchique tout de même ! Imagine, si elle le sait mieux que toi…horreur !

Pas d’affolement, je suis là, alors écoute bien, et retiens-le définitivement :

VERBES QUI FINISSENT EN –ER (y compris le verbe ALLER, qui n’est pourtant pas du 1er groupe), > PAS DE « S »

😉

Envoie-moi ton rapport / – Va-t’en, s’il te plaît / – Écoute ta super prof

Idem à la forme négative :

N’envoie pas ton rapport / – Ne t’en va pas finalement / – N’écoute pas ta super prof !

Fastoche, non ? Bon, je ne te cache pas qu’il existe quelques petites exceptions. Ben oui, cela reste du français…

Si le verbe en –ER est suivi de Y ou de EN, pour une question de prononciation, on met un S :

Fais comme Popeye, mange des épinards. MangeS-en beaucoup !

– VaS-y mollo, mon loulou.

Alors, qu’est-ce que tu me réponds : « LaissES tomber, j’ai compris » ou « LaissE tomber, j’ai compris » ?

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L’espagnol en 2nde pro

 

Cette année à nouveau, les Éditions Delagrave m’ont confié la relecture de l’ouvrage « Pásalo bien, 2de Bac Pro ». J’ai pu redécouvrir en profondeur les atouts de ce manuel d’espagnol destiné aux lycéens des filières professionnelles (Lycées professionnels & CFA).

J’ai d’emblée été séduite par la clarté, le côté aéré (néanmoins riche) des pages, ainsi que par la variété des activités proposées aux élèves.

Les consignes sont exprimées très simplement, les activités sont dynamiques, les photos nombreuses et j’ai un faible pour les cartes mentales qui aident les élèves à trouver des idées et à structurer leurs présentations.

Je pourrais en dire bien davantage encore, comme le côté pratique, pour tous, des fiches détachables.

Un grand merci à l’équipe d’éditrices des Éditions Delagrave pour leur confiance et pour leur sympathie ;-)…

Marie-Christine Merceur

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Luis González Reyes nos presenta “En la espiral de la energía”

Luis González Reyes

Luis González Reyes se dedica a la formación y la investigación en temas relacionados con el ecologismo y la pedagogía. Es miembro de Ecologistas en Acción, donde ha sido co-coordinador de la organización durante 9 años y donde le conocí. Además de dar charlas y cursos, ha participado en varias obras de análisis desde el enfoque del ecologismo social. Acaba de publicar un libro, en el que he tenido el honor de colaborar en su corrección de estilo: “En la espiral de la energía”.

Luis, ¿nos explicarías el título? ¿Qué tiene que ver la energía con una espiral?

En la espiral de la energíaUna de las tesis que defiende el libro es que la historia tiene forma de espiral. Fruto del aumento de la complejidad de las sociedades humanas, se han ido repitiendo colapsos, crisis y saltos adelante. Cada uno de estos cambios, a su vez, tiene varias fases. Así, tras los colapsos se suceden prototípicamente etapas de reorganización, crecimiento y clímax. De este modo, la historia recorre ciclos, pero por ciclos no nos referimos a repetición, a un eterno retorno, sino a una espiral en la que se vuelve a pasar por etapas similares, pero en contextos y formatos distintos. En el libro recogemos muchas de estas vueltas de la espiral.

En estos cambios sociales, la energía disponible en cantidad y calidad ha sido determinante. En primer lugar y de forma fundamental, porque la complejidad social solo puede aumentar si se incrementa la energía utilizada por el sistema humano. De este modo, en el devenir de la historia la energía ha cumplido un papel determinante: ha marcado, junto a otros condicionantes como el clima y los recursos materiales disponibles, el marco de juego en el que se han desenvuelto las sociedades humanas. Ha determinado lo posible. Después, dentro de ese contexto, han sido los seres humanos quienes han tomado las decisiones.

En este sentido, el libro recorre momentos fundamentales en la historia de la humanidad. Uno fue el paso del metabolismo forrajero al agrícola, lo que generó profundas mutaciones sociales acopladas a una mayor disponibilidad energética. Un segundo salto determinante fue la aparición posterior de la guerra, el patriarcado y el Estado, los tres íntimamente relacionados. Este tránsito también se hizo con un salto energético acoplado, en concreto la extensión de la domesticación de los animales y de la explotación del trabajo humano. Un tercer momento fundamental fue el inicio del capitalismo fosilista con la Revolución Industrial, que transformó profundamente las sociedades del planeta y nuestro entorno. Ahora estamos viviendo otra gran transición energética, un nuevo marco de juego radicalmente distinto. Solo que en esta ocasión, en lugar de aumentar la cantidad y calidad de la energía disponible está empezando a disminuir. La espiral gira de nuevo, impulsada por cambios energéticos, para ponerse junto al metabolismo agrícola pretérito, pero necesariamente con características distintas. (suite…)

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Quid de l’orthographe dans la presse ?

Presse, orthographe et correction

 

« …croît savoir certains… »

Comme souvent en première heure, je viens de lire des articles d’accès libre, de différents journaux français et espagnols.

J’aborde toujours ce passage en revue matinal avec enthousiasme, anticipant les bénéfices qu’il va me procurer : enrichir mes connaissances, enrichir mon vocabulaire, enrichir mon esprit critique, etc.

De ces points de vue, je suis rarement déçue à la lecture de la presse espagnole, fluide, heurtée par peu d’obstacles. Mais qu’en est-il de ma lecture des journaux français ?

Force m’est de constater que depuis quelque temps, tous les journaux et magazines ont en commun une caractéristique qui me gêne, me trouble et, je l’avoue, me gâche un peu le plaisir de la lecture : les fautes d’orthographe et de grammaire y abondent ! Ce ne sont pas des fautes de frappe, non, elles dénotent bien une méconnaissance de la langue.

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