« En la espiral de la energía », effondrements et transitions

 

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Dans le cadre de nos activités de traduction et de correction, nous vous présentons en français notre rencontre avec Luis González Reyes, co-auteur de l’œuvre « En la espiral de la energía », ouvrage que l’on pourrait qualifier d’encyclopédique tant la réflexion et la documentation sur des thèmes d’une actualité brûlante (écologie, changements sociétaux, développement durable et équitable, énergies renouvelables, etc.)  y est abondante et approfondie.

 

Traduction de l’interview d’Esther

Luis González Reyes se consacre à la formation et à la recherche en matière d’écologie et de pédagogie. Il est membre de Ecologistas en Acción, dont il a été co-coordinateur pendant 9 ans et c’est là que j’ai fait sa connaissance. Outre les conférences et les formations qu’il impartit, il a collaboré à divers ouvrages d’écologie sociale. Il vient de publier un livre, dont j’ai eu l’honneur de participer à la relecture et à la correction : « En la espiral de la energía ».

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Échanges linguistiques

 

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DSCF6113En cette période de rentrée, je ne peux m’empêcher de me replonger un an en arrière et me souvenir de celle qui fut ma « fille adoptive » pendant 3 mois, Jule. Quelle belle expérience ! Si c’était à refaire…

Mon fils aîné a eu la chance de pouvoir commencer à étudier l’allemand à l’école primaire. Nous vivions pourtant à ce moment-là à l’extrême-ouest de la France, à Brest (peu après notre retour d’Espagne).

La chance, oui. Ayant enseigné à cette même époque l’espagnol à des classes de CE2 et de CM1, je puis affirmer que les élèves prennent beaucoup de plaisir à communiquer dans leur nouvelle langue (quelle qu’elle soit) qu’ils étudient de façon essentiellement ludique.

Il a eu de la chance à nouveau que le directeur de sa nouvelle école (en Loire-Atlantique cette fois) fasse son possible pour qu’un professeur d’allemand vienne faire cours à pourtant peu d’élèves de l’établissement.

De la chance encore qu’à son entrée en 6e il existe une toute nouvelle classe bilangue, allemand-anglais dans son collège. Et comme si elle le poursuivait, tandis qu’il réfléchissait à son orientation et que ses enseignants l’encourageaient à approfondir encore sa maîtrise de la langue germanique, il a appris qu’un autre professeur d’allemand avait eu le courage (oui, oui, le courage car cela demande un investissement énorme de monter ce genre de projets) d’ouvrir une section Abibac un an auparavant dans un lycée de Vendée, pas trop loin de chez nous.

Bien sûr, il n’a pas encore son double diplôme en poche, mais il peut déjà bien communiquer dans plusieurs langues (en anglais aussi) et il connaît 2 cultures différentes, 2 modes de vie, c’est déjà un avantage énorme.

Justement, revenons à cet échange obligatoire du cursus au lycée et à notre petite Jule. Bon, petite, c’est une façon de parler car elle était la plus grande de la famille, du haut de ses 14 ans !

En quoi ces séjours dans la famille et l’établissement scolaire de son correspondant sont-ils le plus profitables ? (suite…)

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L’amour en chiffres…

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IMG_20140711_160420Juste pour le fun, petit exercice inspiré de l’ouvrage Expressions idiomatiques français-espagnol, publié chez Espasa (Grupo Planeta), où avec mon amie Marie Fortes, nous avions regroupé les expressions imagées par catégories : animaux, parties du corps, etc. Ici, avec mes deux complices de Callitext Traductions, à partir d’une petite histoire inventée, nous avons voulu vérifier si des expressions idiomatiques françaises basées sur des chiffres étaient également traduites en anglais et en espagnol par des expressions « à chiffres ». Alors, que constatez-vous ?

 

L’AMOUR EN CHIFFRES…version française

Steffie est une jeune femme bien dans son époque. Jamais la dernière pour faire la fête, elle n’en est pas moins romantique. Et du haut de ses 28 ans, elle se met en quatre pour trouver sa moitié. Toutes les occasions sont bonnes pour de nouvelles rencontres et justement, ce soir, sa copine Eva organise une de ces soirées, si tendance, où chacun invite une connaissance de son choix, cependant inconnue des autres.

Que c’est excitant ! Dès qu’elle l’a su, ni une ni deux, Steffie s’est dit : « Ça y est, c’est reparti comme en quarante ! Aujourd’hui, j’en suis sûre, c’est la bonne, je vais rencontrer mon prince charmant ! Bientôt, lui et moi, nous ne ferons plus qu’un ! Maintenant, il faut que je m’organise pour cette soirée vitale. Bon, je ne vais pas chercher midi à quatorze heures, non plus, restons simple et zen. Bien sûr, il faut que je me mette sur mon 31, si je ne veux pas être mise en quarantaine, mais à part ça…

J’appelle Eva, il faut qu’elle me dise ce que je dois apporter. Je suppose qu’on va faire un apéro-dînatoire, comme d’habitude. »

– Salut Eva, t’es où ?

– C’est toi, Steffie ? Dans le bus, j’ai failli le louper, c’était moins une !

– Je t’appelle pour ce soir. Qu’est-ce que tu veux que j’apporte ? Bon, je te rappelle quand même, que la cuisine et moi, ça fait deux

– T’inquiète…Tu peux faire un taboulé ? Mais n’en fais pas trop, le but de la fête, ce n’est pas de manger comme quatre, mais de trouver chaussure à son pied…

– Qui tu invites, toi ?

– Tu ne le connais pas, mais c’est un homme de première ! Il est beau et sympa comme pas un ! Je suis sûre qu’il va te plaire en moins de deux.

– Tu crois que tu as donné dans le mille cette fois ? Parce qu’à chaque fois, tu me promets monts et merveilles, mais je reste toujours sur ma faim. Espérons que pour une fois, à la fin de la soirée, je ne me dise pas : « Un de perdu, dix de retrouvés ! »

 

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Paseando por Madrid, en mode « bi-langue »

 

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Madrid, 22 avril 2015

Je vais tâcher d’écrire dans le bus (le nº 53)…heureusement assise…, mais ce n’est pas évident…

Nous voilà à Madrid à nouveau, 4 ans après notre dernière visite. Quel plaisir, quel bonheur, retrouver les amis de toute une vie. Le temps passe, mais ne les change pas, toujours la même chaleur, le même amour partagé, le même accueil si enthousiaste.

Le ciel azur est à peine parsemé de nuages blancs. Les odeurs m’envahissent, pêle-mêle, sans filtre. Si différentes de ma verdoyante Loire-Atlantique. Comment les définir ? Un âcre mélange de poussière (oups, nous longeons la Plaza de Toros), de transpiration, de plastique chauffé et de gaz…

Sur la place de Ventas, une longue file attend patiemment son tour pour acquérir les mythiques billets “Sol y Sombra”…il est vrai que nous approchons des fameuses fêtes de San Isidro. Une jeune femme en blouse blanche accompagne un vieux Monsieur, qui peine à mettre un pied devant l’autre. Aucun signe de stress là non plus, sommes-nous vraiment dans une capitale européenne ? (suite…)

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Rencontre avec Myriam Chirousse, écrivain et traductrice

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter Myriam Chirousse, qui partage avec nous le goût des lettres, des langues, des mots…Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions, afin de vous faire découvrir son parcours et son quotidien d’écrivain et de traductrice littéraire.

 

 

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As-tu d’abord été traductrice ou écrivain ?

D’abord écrivain. Ma première traduction a été publiée en 2008 (Le Roi transparent de Rosa Montero, chez Métailié) et mon premier roman en 2009 (Miel et vin, chez Buchet Chastel), mais si l’on remet les choses dans l’ordre j’ai commencé par l’écriture. Non seulement dans le sens où l’écriture de Miel et vin m’a demandé beaucoup plus de temps que la traduction du Roi transparent et avait donc commencé avant, mais surtout parce que c’est l’écriture, que je pratique depuis longtemps, qui a guidé mes choix au moment de mes études (et aussi au moment où j’ai abandonné mes études !) et qui m’a conduite vers le métier de traductrice, en particulier cette spécialisation qu’est la traduction littéraire.

As-tu toujours eu envie d’écrire ?

Oui, toujours. Bon, peut-être pas dans le plus lointain de mes souvenirs où j’ai quatre ou cinq ans, mais c’est venu très tôt. Toutefois, au départ, cette envie ne prenait pas la forme d’une envie d’écrire en tant que telle. Je veux dire que ce n’est pas le charme des mots et du langage qui m’a attirée dans cette direction. C’était plutôt, très tôt, un envahissement de l’imagination, un débordement intérieur de situations et d’émotions fictives, qui faisait que j’avais (que j’ai) la tête pleine de personnages et de morceaux d’histoires. Alors, que faire avec ça ? C’est la question. Ecrire est une solution. Raconter. Créer et partager avec les mots.

Travailles-tu sur un roman en ce moment ou as-tu un projet en tête ? Et une traduction de livre ?

En ce moment, j’ai une dizaine de projets d’écriture en tête ! Des romans qui en sont au stade du désir, de l’envie d’écrire… Sinon, plus concrètement, je viens de terminer un manuscrit qui devrait sortir en début d’année prochaine : il faut encore que je le relise et que je le peaufine un peu, mais c’est pratiquement prêt. Et je suis dans la traduction du tout nouveau Rosa Montero qui vient juste de sortir en Espagne (El Peso del Corazón, chez Seix Barral) où l’on retrouve Bruna Husky, la détective androïde des Larmes sous la pluie, sorti chez Métailié en 2013. (suite…)

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Luis González Reyes nos presenta “En la espiral de la energía”

Luis González Reyes

Luis González Reyes se dedica a la formación y la investigación en temas relacionados con el ecologismo y la pedagogía. Es miembro de Ecologistas en Acción, donde ha sido co-coordinador de la organización durante 9 años y donde le conocí. Además de dar charlas y cursos, ha participado en varias obras de análisis desde el enfoque del ecologismo social. Acaba de publicar un libro, en el que he tenido el honor de colaborar en su corrección de estilo: “En la espiral de la energía”.

Luis, ¿nos explicarías el título? ¿Qué tiene que ver la energía con una espiral?

En la espiral de la energíaUna de las tesis que defiende el libro es que la historia tiene forma de espiral. Fruto del aumento de la complejidad de las sociedades humanas, se han ido repitiendo colapsos, crisis y saltos adelante. Cada uno de estos cambios, a su vez, tiene varias fases. Así, tras los colapsos se suceden prototípicamente etapas de reorganización, crecimiento y clímax. De este modo, la historia recorre ciclos, pero por ciclos no nos referimos a repetición, a un eterno retorno, sino a una espiral en la que se vuelve a pasar por etapas similares, pero en contextos y formatos distintos. En el libro recogemos muchas de estas vueltas de la espiral.

En estos cambios sociales, la energía disponible en cantidad y calidad ha sido determinante. En primer lugar y de forma fundamental, porque la complejidad social solo puede aumentar si se incrementa la energía utilizada por el sistema humano. De este modo, en el devenir de la historia la energía ha cumplido un papel determinante: ha marcado, junto a otros condicionantes como el clima y los recursos materiales disponibles, el marco de juego en el que se han desenvuelto las sociedades humanas. Ha determinado lo posible. Después, dentro de ese contexto, han sido los seres humanos quienes han tomado las decisiones.

En este sentido, el libro recorre momentos fundamentales en la historia de la humanidad. Uno fue el paso del metabolismo forrajero al agrícola, lo que generó profundas mutaciones sociales acopladas a una mayor disponibilidad energética. Un segundo salto determinante fue la aparición posterior de la guerra, el patriarcado y el Estado, los tres íntimamente relacionados. Este tránsito también se hizo con un salto energético acoplado, en concreto la extensión de la domesticación de los animales y de la explotación del trabajo humano. Un tercer momento fundamental fue el inicio del capitalismo fosilista con la Revolución Industrial, que transformó profundamente las sociedades del planeta y nuestro entorno. Ahora estamos viviendo otra gran transición energética, un nuevo marco de juego radicalmente distinto. Solo que en esta ocasión, en lugar de aumentar la cantidad y calidad de la energía disponible está empezando a disminuir. La espiral gira de nuevo, impulsada por cambios energéticos, para ponerse junto al metabolismo agrícola pretérito, pero necesariamente con características distintas. (suite…)

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Quid de l’orthographe dans la presse ?

Presse, orthographe et correction

 

« …croît savoir certains… »

Comme souvent en première heure, je viens de lire des articles d’accès libre, de différents journaux français et espagnols.

J’aborde toujours ce passage en revue matinal avec enthousiasme, anticipant les bénéfices qu’il va me procurer : enrichir mes connaissances, enrichir mon vocabulaire, enrichir mon esprit critique, etc.

De ces points de vue, je suis rarement déçue à la lecture de la presse espagnole, fluide, heurtée par peu d’obstacles. Mais qu’en est-il de ma lecture des journaux français ?

Force m’est de constater que depuis quelque temps, tous les journaux et magazines ont en commun une caractéristique qui me gêne, me trouble et, je l’avoue, me gâche un peu le plaisir de la lecture : les fautes d’orthographe et de grammaire y abondent ! Ce ne sont pas des fautes de frappe, non, elles dénotent bien une méconnaissance de la langue.

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El peligro de la autocorrección y de la predicción

Corrección profesional

 

Cuando veo películas como Transcendence, sobre la inteligencia artificial y me doy cuenta de los rápidos avances tecnológicos, me surge la duda de si algún programa informático, en breve, será capaz de sustituirme como correctora.

Entonces llega a mis manos algún mensaje machacado por la función predictiva, a través de una de esas aplicaciones de las redes sociales, en las que la gente escribe muy deprisa, sin mirar hacia atrás y permitiendo que el programa demuele su escrito. En algunas ocasiones, sencillamente no entiendo nada y en otras, solo puedo sonreír al leer el contenido.

Hace unos días, le contaba a una amiga que iba al fisioterapeuta para que me tratara unas contracturas. Ella, o mejor dicho, su asistente automático, me contestó que también ella debía vigilar sus “constructoras”. Me hizo sonreír el hecho de que el texto predictivo “pensase” que la probabilidad de que un humano tenga constructoras es mayor que la de tener contracturas.

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