Marylène Béquin, traductrice espagnol – français pour le cinéma

Aujourd’hui je vous présente Marylène, ancienne collègue professeure de français à l’Alliance française de Madrid, qui a plus d’une corde à son arc, d’un point de vue professionnel. Elle va évoquer une de ses activités, la traduction pour le cinéma et nous expliquer comment l’enseignement du français l’a conduite à travailler comme dialogue-coach auprès d’actrices de grande renommée comme Aitana Sänchez-Gijón, Marisa Paredes, Maribel Verdú. Ou encore avec le comédien français Olivier Martinez.

 

 

Marylène Béquin, traductrice espagnol – français pour le cinéma

 

 

Bonjour Marylène, peux-tu nous raconter ce qui t’a amenée à traduire pour le cinéma ?

Bien sûr ! Je suis d’abord prof de FLE (Français Langue Étrangère). C’est pourquoi une amie, qui travaillait pour un agent d’acteurs, m’a contactée pour savoir si cela m’intéresserait de travailler comme dialogue coach (ou répétiteur de dialogues) pour une actrice qui devait jouer dans un film en français.  Je n’avais jamais fait ça, mais je me suis lancée.  Evidemment, j’aime le cinéma et à l’époque, j’y allais au moins 2 fois par semaine. L’agent m’a ensuite sollicitée pour que je lui donne des cours à elle, ainsi qu’à une de ses amies, productrice.  Et de fil en aiguille, cette productrice m’a proposé de traduire un premier scénario.  Voilà, j’avais mis un pied dans ce milieu.

Pour la traduction de quels types de documents es-tu généralement sollicitée ?

Je traduis principalement des scénarios.  En vue de possibles coproductions.  Je traduis d’espagnol en français, mais cela m’est arrivé (plus rarement) de français en espagnol.

Je traduis aussi le dossier constitué pour le projet de film : notes du réalisateur, biofilmographie, etc.  Parfois le dossier de presse.

Ce travail se limite-t-il à la traduction écrite ?

En fait, j’ai commencé comme dialogue coach, comme je le disais plus haut. Je l’ai fait pour quelques actrices espagnoles mais aussi pour un acteur français !  J’ai également été interprète pour la promotion de quelques films français ou espagnols.

Amoureuse de l’opéra et de la musique, j’ai par ailleurs été amenée à dispenser des cours de phonétique française dans un conservatoire, pour les jeunes qui étudient le chant lyrique. J’ai adoré ça !

D’après toi, quels sont les principaux écueils à éluder dans ce type de traductions ?

Le plus difficile,  bien sûr, ce sont les dialogues. Trouver le ton juste.  Mais cela n’a pas la difficulté d’un roman,  évidemment.

Qu’est-ce qui t’apporte le plus de satisfaction dans la traduction pour ce domaine artistique ?

À la lecture du scénario, j’aime imaginer  et essayer de visualiser les séquences.  Ce n’est jamais la même histoire et puis surtout, chaque réalisateur a un monde bien à lui. C’est donc enrichissant de partir à sa découverte.

Peux-tu nous raconter ton meilleur souvenir professionnel ?

C’est une question un peu difficile car comme tout traducteur qui se respecte,  je suis chez moi devant mon ordinateur ! Ce n’est pas a priori transcendant ! Ah, mais maintenant je me souviens d’un film qui, au départ, devait être tourné en espagnol et puis, pour des raisons de financement, j’imagine, le film a été tourné en français.  Je me rappelle donc avoir souligné au scénariste quelques petites choses qui ne collaient pas dans un scénario dont  l’histoire se déroulait en France. Par exemple, dans un bar français (en tout cas, à l’époque), il n’y a pas de machines à sous, ou la télévision n’est pas aussi omniprésente qu’en Espagne.  J’ai bien aimé ce petit plus de transposition.

Une autre situation sympa : travailler comme interprète avec un réalisateur et l’actrice principale d’un petit film m’a beaucoup amusée. Nous avons traversé l’Espagne  en empruntant tous les moyens de transport possibles.  Nous avons profité de la gastronomie du pays car dans chaque ville, on avait droit aux plats typiques. Et puis,  il s’agissait de personnes vraiment sympas.  Sinon, cela aurait pu virer au cauchemar !

Actuellement, y a-t-il beaucoup de travail dans cette branche ? Si non, pourquoi à ton avis ?

Malheureusement non. En tout cas, pour la traduction d’espagnol en français. La situation du cinéma en Espagne est très compliquée. Problèmes de financement, une TVA à 21%. Rien à voir avec le cinéma français. Ce dernier jouit d’une situation exceptionnelle en Europe que les professionnels du secteur en Espagne envient.

Comment peut-on te contacter pour te confier des traductions ?

 

bobine

 

On peut me contacter via mon courriel : marylene.bequin@gmail.com

ou bien me téléphoner : +34 699 29 67 57

Marie-Christine

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