L’amour en chiffres…

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IMG_20140711_160420Juste pour le fun, petit exercice inspiré de l’ouvrage Expressions idiomatiques français-espagnol, publié chez Espasa (Grupo Planeta), où avec mon amie Marie Fortes, nous avions regroupé les expressions imagées par catégories : animaux, parties du corps, etc. Ici, avec mes deux complices de Callitext Traductions, à partir d’une petite histoire inventée, nous avons voulu vérifier si des expressions idiomatiques françaises basées sur des chiffres étaient également traduites en anglais et en espagnol par des expressions « à chiffres ». Alors, que constatez-vous ?

 

L’AMOUR EN CHIFFRES…version française

Steffie est une jeune femme bien dans son époque. Jamais la dernière pour faire la fête, elle n’en est pas moins romantique. Et du haut de ses 28 ans, elle se met en quatre pour trouver sa moitié. Toutes les occasions sont bonnes pour de nouvelles rencontres et justement, ce soir, sa copine Eva organise une de ces soirées, si tendance, où chacun invite une connaissance de son choix, cependant inconnue des autres.

Que c’est excitant ! Dès qu’elle l’a su, ni une ni deux, Steffie s’est dit : « Ça y est, c’est reparti comme en quarante ! Aujourd’hui, j’en suis sûre, c’est la bonne, je vais rencontrer mon prince charmant ! Bientôt, lui et moi, nous ne ferons plus qu’un ! Maintenant, il faut que je m’organise pour cette soirée vitale. Bon, je ne vais pas chercher midi à quatorze heures, non plus, restons simple et zen. Bien sûr, il faut que je me mette sur mon 31, si je ne veux pas être mise en quarantaine, mais à part ça…

J’appelle Eva, il faut qu’elle me dise ce que je dois apporter. Je suppose qu’on va faire un apéro-dînatoire, comme d’habitude. »

– Salut Eva, t’es où ?

– C’est toi, Steffie ? Dans le bus, j’ai failli le louper, c’était moins une !

– Je t’appelle pour ce soir. Qu’est-ce que tu veux que j’apporte ? Bon, je te rappelle quand même, que la cuisine et moi, ça fait deux

– T’inquiète…Tu peux faire un taboulé ? Mais n’en fais pas trop, le but de la fête, ce n’est pas de manger comme quatre, mais de trouver chaussure à son pied…

– Qui tu invites, toi ?

– Tu ne le connais pas, mais c’est un homme de première ! Il est beau et sympa comme pas un ! Je suis sûre qu’il va te plaire en moins de deux.

– Tu crois que tu as donné dans le mille cette fois ? Parce qu’à chaque fois, tu me promets monts et merveilles, mais je reste toujours sur ma faim. Espérons que pour une fois, à la fin de la soirée, je ne me dise pas : « Un de perdu, dix de retrouvés ! »

 

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The Proust is in the pudding

Back in Madrid after a holiday in England’s green and pleasant land, as well as charming Glasgow and a somewhat remote Scottish island (Barra). At the time of this writing, independence is rumbling for Scotland. Most of the people I talked to were saying a definite “yes” – we’ll see what happens on the 18th!

Now translating (ES>EN) the latest volume of Barcelona publisher Treviana’s series on painters. This one is on Georges Seurat and, as usual, the book’s central text links the artist with a relevant literary figure. Treviana has followed this painter-writer format in quite a few other books that I’ve worked on (Manet/Flaubert, Sorolla/Blasco-Ibáñez, Velázquez/Pacheco, Raphael/Vasari…).

Anyway, I’m pleased to say that they’ve chosen Marcel Proust to be Seurat’s counterpart. And yes, come to think of it, stepping back from that swirl of multi-coloured dots to bring into focus a leisurely Sunday Afternoon on La Grande Jatte is indeed a bit like assembling Proust’s lost world from its infinitude of tiny, sub-atomic components (madeleine crumbs, if you prefer). “The figure in the carpet” Henry James, another long-winded genius, might have called it.

 

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