Rencontre avec Myriam Chirousse, écrivain et traductrice

Nous avons l’immense plaisir de vous présenter Myriam Chirousse, qui partage avec nous le goût des lettres, des langues, des mots…Elle a gentiment accepté de répondre à nos questions, afin de vous faire découvrir son parcours et son quotidien d’écrivain et de traductrice littéraire.

 

 

2009Toulon1

 

As-tu d’abord été traductrice ou écrivain ?

D’abord écrivain. Ma première traduction a été publiée en 2008 (Le Roi transparent de Rosa Montero, chez Métailié) et mon premier roman en 2009 (Miel et vin, chez Buchet Chastel), mais si l’on remet les choses dans l’ordre j’ai commencé par l’écriture. Non seulement dans le sens où l’écriture de Miel et vin m’a demandé beaucoup plus de temps que la traduction du Roi transparent et avait donc commencé avant, mais surtout parce que c’est l’écriture, que je pratique depuis longtemps, qui a guidé mes choix au moment de mes études (et aussi au moment où j’ai abandonné mes études !) et qui m’a conduite vers le métier de traductrice, en particulier cette spécialisation qu’est la traduction littéraire.

As-tu toujours eu envie d’écrire ?

Oui, toujours. Bon, peut-être pas dans le plus lointain de mes souvenirs où j’ai quatre ou cinq ans, mais c’est venu très tôt. Toutefois, au départ, cette envie ne prenait pas la forme d’une envie d’écrire en tant que telle. Je veux dire que ce n’est pas le charme des mots et du langage qui m’a attirée dans cette direction. C’était plutôt, très tôt, un envahissement de l’imagination, un débordement intérieur de situations et d’émotions fictives, qui faisait que j’avais (que j’ai) la tête pleine de personnages et de morceaux d’histoires. Alors, que faire avec ça ? C’est la question. Ecrire est une solution. Raconter. Créer et partager avec les mots.

Travailles-tu sur un roman en ce moment ou as-tu un projet en tête ? Et une traduction de livre ?

En ce moment, j’ai une dizaine de projets d’écriture en tête ! Des romans qui en sont au stade du désir, de l’envie d’écrire… Sinon, plus concrètement, je viens de terminer un manuscrit qui devrait sortir en début d’année prochaine : il faut encore que je le relise et que je le peaufine un peu, mais c’est pratiquement prêt. Et je suis dans la traduction du tout nouveau Rosa Montero qui vient juste de sortir en Espagne (El Peso del Corazón, chez Seix Barral) où l’on retrouve Bruna Husky, la détective androïde des Larmes sous la pluie, sorti chez Métailié en 2013. (suite…)

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